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Jacques Majorelle nait en 1886 à Nancy. Issu d’un milieu artistique, le jeune homme est élevé dans le mouvement de l’Art Nouveau, inspiré des formes de la nature, et se découvre une profonde fascination pour le règne végétal. A l’encontre de la volonté paternelle qui le voulait architecte, Jacques devient peintre. Des voyages en Bretagne, en Italie, en Espagne et en Egypte affinent sa sensibilité artistique mais il s’établit finalement à Marrakech, captivé par la vie mouvante et colorée des souks, le murmure d’une ville toujours en mouvement. C’est derrière la grande palmeraie qu’il pose ses bagages, sur une terre riche et chargée d’eau, propice au développement de sa seconde passion : le végétal.

Inspiré par toutes ses pérégrinations, il fait construire sa maison dans un style mauresque sobre ainsi que des ateliers d’inspiration berbère. Quelques temps plus tard, c’est une villa cubiste qu’il commande à l’architecte Paul Sinoir.

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Le Jardin Majorelle – Marrakech, Maroc

Voyage après voyage, l’artiste ramène des quatre coins de l’Afrique les plantes les plus étonnantes : cactées, palmiers, bambous, cocotiers, thuyas, saules, caroubiers, jasmins, agaves, nymphéas, daturas, cyprès, bougainvilliers, fougères arborescentes… le peintre s’oublie devant le jardinier pour composer un tableau vivant, orchestré autour d’un bassin central et étoffé d’allées sinueuses incitant à la déambulation en ce lieu plus qu’enchanteur. Ce n’est pas qu’un jardin, murmure l’artiste, c’est « une cathédrale de formes et de couleurs », « un jardin impressionniste ».

En 1937, Jacques Majorelle reprend ses pinceaux, mais ce n’est plus pour recouvrir les toiles… d’abord les murs de son atelier, puis l’ensemble de sa villa, des murets, des murs et des pergolas, le peintre anime son jardin de couleurs primaires, simples mais éclatantes, rehaussant les nuances infinies du végétal. Son bleu en particulier, sombre mais si intense qu’il en parait luire, devient l’emblème de ce jardin si particulier et gardera le nom de « Bleu Majorelle ».

Et pourtant, ce jardin faillit disparaître.

Jardin de Majorelle

Jardin de Majorelle

Sans l’intervention inattendue d’Yves Saint Laurent et de Pierre Bergé, quelques années après la mort de Jacques Majorelle, des hôtels de luxe auraient remplacé cet îlot de verdure éclectique. Restauré, irrigué en fonction des besoins de chaque espèce, chouchouté, le jardin retrouve par la volonté des deux hommes une vigueur inespérée. Ils voulaient « …faire du jardin Majorelle le plus beau jardin – celui que Jacques Majorelle avait pensé, envisagé ». La collection de plantes rares est agrandie, passant de 135 espèces en 1999 à 300 aujourd’hui. L’atelier est transformé en musée berbère où Yves Saint Laurent et Pierre Bergé exposent leurs propres pièces.

Actuellement, une équipe de vingt jardiniers œuvre au cœur de ce jardin pour le conserver et l’embellir de jour en jour.

Jardin de Majorelle

Jardin de Majorelle

Focus sur… le style hispano-mauresque

Héritier des invasions musulmanes de la péninsule ibérique, l’art hispano-mauresque se caractérise par trois éléments : l’octogone, l’arabesque végétale entrelacée et la calligraphie. En architecture, les exemples les plus connus sont la Grande Mosquée de Cordoue et l’Alhlambra de Grenade, pour n’en citer que deux. En paysage, cela se traduit par des jardins en terrasse et patios, où l’eau, parfaitement maîtrisée, est omniprésente. Alternance de pergolas, de placettes colorées et de fontaines, ces jardins sont en eux-mêmes de véritables jeux d’ombre et de lumière protégés par de grands murs d’enceinte à l’abri des tempêtes de sable et des regards indiscrets.

Plus d’infos sur le Jardin Majorelle sur le site Officiel : http://www.jardinmajorelle.com/

Jardin de Majorelle


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